CLER : le réseau pour la transition énergétique

Association française agréée pour la protection de l’environnement, le CLER lutte pour l’implantation de solutions énergétiques renouvelable au sein des territoires français. Regroupant 300 structures professionnelles, découvrez en plus sur cette association de défense pour l’environnement, la mobilité et l’emploi.

Qu’est-ce que le CLER ?

Anciennement Comité de liaison pour les énergies renouvelable, le CLER – Réseau pour la transition énergétique est une association française, agréée pour la protection de l’environnement. Créée en 1984, elle promeut l’usage des énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et la transition environnementale qui s’y prête. Aujourd’hui, le CLER fédère plus de 300 structures professionnelles réparties sur l’ensemble du territoire français. Il y mène principalement des actions locales, à échelle de collectivités, d’entreprises, où la transition énergétique est la problématique majeure.

Parmi eux, on retrouve des :

  • Associations locales

  • Agences locales de l'énergie

  • Organismes de formation, centres de recherche, universités

  • Bureaux d'études, installateurs, distributeurs, industriels

  • Fédérations et syndicats professionnels

  • Collectivités locales

En CLER : quelles sont ses missions ?

Ses missions s’articulent autour de dynamiques d’échanges, de développement des réseaux et de construction de pratiques de transition efficientes. En parallèle, le CLER communique auprès des pouvoirs publics, la société civile et les médias à qui il propose des solutions liées à la transition énergétique via des outils numériques, évènements, etc. Agir pour les territoires et leur protection, réduire la précarité énergétique, promouvoir les économies d’énergie, agir pour l’emploi par la formation, et garantir une mobilité plus propre sont des enjeux principaux de l’association.

Où le CLER trouve-t-il ses financements ?

La part des cotisations dans les sources de financement du CLER étant inférieure à 10%, les adhérents ne sont pas excessivement sollicités, puisque leur valeur ajoutée repose essentiellement sur leur expertise et leurs retours plutôt que sur un quelconque apport financier. L’essentiel des financements est ainsi majoritairement assuré par des fonds publics. Avec des projets co-financés par l’ADEME, l’Etat, l’UE, etc. Avec eux, des programmes tels que « Energie intelligente - Europe » ont pu voir le jour. Lequel consistait à renforcer la communication et sensibilisation sur les énergies renouvelables. En outre, la stratégie de mécénat d’entreprise apporte des fonds complémentaires et permet d’étendre le champ des missions du CLER. À ce titre, le principal partenaire entreprise actuel du CLER est First Solar. Comme tout mécénat, ce partenariat repose sur une réciprocité des engagements. L’échange d’expertise concernant en particulier l’élaboration d’une charte de qualité environnementale des parcs photovoltaïques au sol, elle représente l’une des problématiques majeures des deux entités. À ce titre, le lien entre les développeurs de projets et les associations de protection de l’environnement porte l’ensemble du projet. Des questions tels que de l'usage des sols, de la biodiversité, de l'ancrage territorial des projets, du recyclage des panneaux photovoltaïques, sont donc à l’étude. Enfin, la thématique de la précarité énergétique sur laquelle travaille en partenariat le CLER, bénéficie de financements plus diversifiés. Des acteurs tels que l’ADEME, la Fondation Abbé Pierre, ainsi que des fournisseurs d’énergie… font partie intégrante de la stratégie de lutte contre la précarité énergétique.

CLER

Quels projets concrets sont menés par le CLER ?

Parmi les projets concrétisés par le CLER, on retrouve des travaux du Grenelle de l’environnement. Le CLER avait soumis par ailleurs, une proposition conséquente sur l’organisation territoriale de l’énergie. C’est finalement dans le rapport final du Comité Opérationnel n°10 sur les énergies renouvelables du Grenelle de l’environnement qu’elle apparaîtra. Pour citer un autre cas réussi, il faut énoncer celui du projet de la communauté des communes (CDC) mené en Bretagne. Depuis une dizaine d’année, la CDC du Mené développe quantité de projets dans une logique globale d’autonomie énergétique du territoire. Nombre de bénéfices ont découlés de cette stratégie, comme la création d’un tissu économique local (création d’emploi), une protection environnementale accrue (traitement environnemental des déchets par méthanisation dont est tiré une production d’énergie), une autonomie énergétique grimpant en flèche pour un coût réduit sur le long terme. À son initiative, on retrouve encore des « rencontres énergie et territoire » organisées dans le but de promouvoir des modèles énergétiques environnementaux. Mais aussi des « voyages d’études » comprenant la visite d’installation d’énergie d’origine renouvelable. Le CLER, soutient également à échelle nationale le projet à « énergie positive » ayant pour objectif de mobiliser les particuliers à économiser leurs dépenses énergétiques.

Le citoyen au cœur de l’initiative du CLER

Le pluralité culturelle et environnementale des territoires impose au CLER de varier ses recettes pour adopter des politiques de transitions énergétiques propre à chaque territoire donné. Une connaissance fine et animation de terrain sont des composantes indispensables au développement du CLER et de ses actions sur le territoire. Raison pour laquelle, elle se dote du point de vue des acteurs de terrain, et des citoyens. Or, autre problématique du CLER, en dépit de la centaine de collectifs mobilisés à ses côtés, des millions de français restent étrangers à ces réflexions, ignorent leur existence ou méconnaissent leur possibilité d’action citoyenne. Séduire le citoyen, susciter son intérêt, et le rapprocher des prises de décision du CLER sont des volontés de l’association qui souhaite au-delà d’une participation citoyenne plus accrue, sensibiliser et informer quant aux possibilités d’action citoyennes. L’autre enjeu, après celui de rassembler les citoyens autour des problématiques du CLER, est de confronter les points de vue pour nourrir le débat et aboutir à des solutions critiques vis-à-vis de l’implantation de solutions environnementales durables, assumées collectivement.