Une baisse de 1,9% du prix du gaz, prévue au 1er janvier 2019.

Au 1er Janvier 2019, le prix du gaz va diminuer de 1,9% grâce à une baisse des tarifs réglementés. Une bonne nouvelle pour les ménages dont les tarifs n’avaient fait qu’augmenter au cours de l’année 2018 ! Renseignez vous sur les ménages éligibles à cette baisse

Une baisse du prix du gaz consécutive à la baisse des prix du pétrole

Pour beaucoup de familles, le chauffage représente un poste de dépenses conséquent. Pour illustrer cet exemple, en 2017, un foyer français dépensait en moyenne 1.683 euros pour se chauffer. Un prix en progression de 4,5% par rapport à 2016. La baisse du prix du gaz sonne donc pour beaucoup de ménages, comme une nouvelle qui tombe à point nommé. Si au 1er décembre, le gaz connaissait déjà une baisse de 2,3%, une nouvelle baisse est attendue au 1er Janvier 2019. Après 7 mois de hausse ininterrompue, la courbe des tarifs réglementés s’infléchit. Depuis Janvier 2018 les prix du gaz – incluant différentes taxes – appliqués par Engie et d’autres acteurs, s’était envolé à plus de 20%. En cause, la hausse mondiale des cours du pétrole. Les prix du gaz étant indexés sur les cours du pétrole, la flambée du pétrole à inéluctablement touché au marché du gaz. Avec cette année une envolée à 80 dollars le baril, contre 57 dollars il y a encore un an. Ces prix restent soumis au taux de change euro-dollar, de la demande, du cours du brut, ou encore du niveau des stocks. Les baisses et hausses sont donc très fluctuantes.  

 

Evolution gaz 2019
Source : Cre.fr

Un gain de 2% sur la facture énergétique

Pour justifier cette réduction et stagnation de la facture du prix du gaz, le ministère de l’écologie évoque un gel de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN). Comme pour le carburant, l’État renonce à certains impôts pour soulager le pouvoir d’achat des ménages. Tous les français ayant ainsi souscrit une offre chez Engie sur la base des tarifs réglementés bénéficieront du dispositif. À la clé, une baisse de 2% sur la facture. Pour les 5 mois qui suivront et suite à la décision portée le gouvernement, les ménages ne subiront pas de hausse. Cette mesure concerne directement quelque 4,2 millions de foyers encore abonnés aux tarifs réglementés d’Engie. Soit une part de marché de 40% sur le marché du gaz des particuliers.

Et pour les clients des concurrents ?

Tous les consommateurs de gaz ne sont pas concernés par ce gel. Les consommateurs ayant opté pour une offre dite à « tarif fixe » ne sont pas inclus parmi les bénéficiaires de la baisse des tarifs. Le prix du kWh ayant été fixé à la signature du contrat, aucun changement ne s’effectuera sur la facture. À l’inverse, ceux ayant souscrit à une offre « indexée » sur les tarifs réglementés vont pleinement en profiter. L’offre, la plus communément proposée par les fournisseurs privés, garantit une économie par rapport aux tarifs réglementés quelle que soit l’orientation des prix. Que le prix du marché soit en baisse ou à la hausse, les tarifs resteront fixes ou à la baisse jusqu’à Juin grâce au gel. Ils cumuleront ainsi, d’éventuelles baisses avec des factures allégées de 5 à 20% grâce aux rabais obtenus chez les opérateurs alternatifs.

Qu’en est-il du prix de l’électricité ?

Au début du mois de Décembre, en réponse à la crise des gilets jaunes, le premier ministre Edouard Philippe annonçait un moratoire de la hausse des tarifs énergétiques. Ce dernier prend effet sur la facture énergétique des particuliers sous la forme d’un gel des prix de l'électricité et du gaz, notamment. Si la promesse du gouvernement d’Edouard Philippe semble réalisable à tenir en raison d'une baisse du baril de pétrole depuis début Décembre, elle semble plus difficile à tenir côté électricité. En effet, encore tout récemment la hausse mondiale des cours du pétrole avait fait grimper le prix du baril à 80 dollars. Or, depuis le 1er décembre 2018, le cours mondial du pétrole a subi deux baisses consécutives, ramenant le prix du baril à 60 dollars. Entraînant de facto, une baisse du prix du gaz pour janvier 2019.

Si l'augmentation des tarifs réglementés de l'électricité prévue pour février n'aura finalement pas lieu, pour les raisons que l’on connait. Les prix de marché évoluent quant à eux à la hausse. Ce gel annoncé par le gouvernement va pour autant à l'encontre de la loi. Si le Conseil d'Etat se trouvait saisi par les concurrents des fournisseurs historiques, ce moratoire pourrait être suspendu. À l’image du gel décidé par Ségolène Royal entre le 1er novembre 2014 et le 31 juillet 2015. Annulé par le conseil d’Etat, les clients avaient été obligés de rembourser 1 milliard d’euros par le biais de factures de rattrapage. Ce à quoi le gouvernement pourrait riposter par une diminution des taxes sur l'électricité, qui représentent un tiers de la facture.

 

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