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Union européenne : un label vert pour le gaz et nucléaire qui fait débat

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    Article mis à jour le 7 février 2022

    C’est le projet qui suscite depuis plusieurs semaines des réactions mitigées dans différents pays de l’Union européenne. La Commission de Bruxelles a annoncé mercredi 2 février la création d’un label vert visant à valoriser les filières d’énergie qui aident à réduite les émissions de CO2

    Pourquoi cette mesure cause-t-elle une telle levée de bouclier de la part de certains états membres de l’Union Européenne alors même que l’objectif de neutralité carbone en 2050 semble faire l’unanimité ?

    La crispation vient de l’attribution de ce label au gaz et au nucléaire. Deux sources d’énergies qui, par nature, ne sont pas habituellement qualifiées de renouvelables. Les membres de la Commission ont en revanche jugé qu’elles étaient vertueuses pour répondre à l’objectif de neutralité carbone puisque très faiblement ou non émettrices de CO2. 

    L’objectif de ce label vert est avant tout de mobiliser de rassurer des investisseurs privés et de mobiliser des fonds pour financer les infrastructures qui permettront d’atteindre des objectifs de neutralité fixé pour 2050. L’objectif de la Commission est de favoriser les investissements dans les filières neutres via un système de bonification. 

    Les pays se positionnent en fonction de leurs intérêts

    Bien entendu les pays prennent parti en fonction de leurs intérêts. Ainsi, la France qui souhaite soutenir et relancer (pour le moment) sa filière nucléaire, soutient la mise en place de la mesure. Tout comme certains pays d’Europe centrale à l'image de la République Tchèque ou la Pologne qui sont tenues d’abandonner et de remplacer leurs centrales à charbon, particulièrement polluantes. 

    En face, les raisons du rejet de l’adoption de ce label vert pour le gaz et le nucléaire sont différentes en fonction des pays. Certains souhaitent s’opposer à l’obtention de la mesure pour le gaz, d’autres pour le nucléaire. Un groupe de pays composé de l’Autriche, des Pays-Bas et de la Suède s’oppose à l’attribution du label pour le gaz. Un autre groupe dans lequel figure l’Allemagne, le Luxembourg et une nouvelle fois l’Autriche s’oppose au nucléaire. 

    L’Autriche a d’ailleurs pris une décision plus radicale en engageant une action en justice contre la Commission européenne. Elle pourrait d’ailleurs être rejoint par le Luxembourg. 

    De grandes chances que le label vert soit adopté pour le gaz et le nucléaire

    Le texte va désormais être présenté au Parlement européen qui aura la possibilité de le rejeter par le biais d’un vote majoritaire. Le Conseil européen pourrait lui aussi rejeter le texte si au moins 20 états membres décidaient de s’y opposer. Compte tenu des forces en présences et des positions déjà prises par les différents états membres, il est peu probable que cette mesure proposée par la Commission européenne soit rejeté par la voie politique... Reste donc la question de la voie judiciaire. Affaire à suivre... 

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