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Étiquettes énergie, nouvelle génération : décryptage

Performance énergique (norme Européenne)

Peu de chances que vous ayez déjà eu l’occasion de les croiser, et pour cause… elles cohabitent depuis le 1er novembre dernier avec les anciennes étiquettes-énergie sur les appareils électroménagers dans des rayons condamnés deux jours plus tard pour cause de Covid. Mais comme vous finirez bien par les rencontrer dans les prochains mois, un petit décryptage s’impose !

Anciennes étiquettes vs nouvelle version, une cohabitation ambigüe

Pour rappel, l’étiquette-énergie classique consiste en une petite fiche récapitulative des performances énergétiques. Elle figure sur tous les appareils électroménagers. Elle vise à diriger le consommateur vers des achats plus responsables vers des produits moins énergivores. Instauré en 1995 suite à une directive européenne, le concept de l’étiquette-énergie a par la suite été étendu à d’autres secteurs comme l’immobilier (DPE) ou l’automobile.

Rien de bien compliqué nous direz-vous. Seulement voilà… Cette version ancienne comporte une classification allant de A+++ à D. Alors que la nouvelle étiquette-énergie pose de nouvelles catégories définies de la lettre A à la lettre G. Pour corser le tout, les deux étiquettes sont vouées à cohabiter sur les appareils jusqu’en mars 2021. C’est la date à laquelle la nouvelle version se substituera définitivement à l’ancienne devenue alors obsolète.

Résultat… alors qu’elles sont toutes deux destinées à éclairer les consommateurs, ces classifications tendent plutôt, dans leur configuration actuelle, à les embrouiller !

Les vertus de la nouvelle étiquette-énergie ?

Une classification plus réaliste

Les progrès technologiques constatés depuis 1995 ont d’abord rendu la classification initiale totalement obsolète, tant dans son échelle basse que haute. Pourquoi ? D’une part, les appareils ménagers les moins bien classés au départ ont tout bonnement disparu du marché. D’autre part, la lettre A a nécessairement été subdivisée (A+, A++ et A+++) pour mieux refléter l’amélioration progressive des appareils ménagers. De fait, des appareils classés A et A+ dans l’ancienne notation sont, dans les faits, les plus énergivores. De même, la nouvelle notation peut déclasser un lave-linge de la lettre A à la lettre G.

La nouvelle étiquette-énergie vient donc coller à une réalité effective quant à la véritable performance énergétique des produits. D’ailleurs, la nouvelle étiquette-énergie sera elle-même amenée à être actualisée au fil des progrès futurs.

Une étiquette-énergie plus transparente et plus moderne

La nouvelle étiquette-énergie ne concerne pour le moment que les « réfrigérateurs, congélateurs, caves à vin, lave-linge, lave-vaisselle, téléviseurs et autres écrans », comme l‘indique l’ADEME. Elle comporte un design plus actuel et des pictogrammes mieux compréhensibles. En bonus, elle propose un QR Code qui redirige le consommateur vers des informations complémentaires. Cette application sera disponible dans le courant de l’année prochaine.

Grâce à cette meilleure information, les ménages achèteront plus facilement les équipements les moins énergivores. Ainsi, la Commission européenne estime l’économie moyenne à 150 euros par an par foyer.

Un dispositif incitatif pour les fabricants

L’ADEME précise que « les nouvelles classes A et B ne correspondront à aucun produit existant en 2021 ». S’ils souhaitent voir leurs nouveaux appareils bien classés, les fabricants devront donc s’atteler à répondre aux critères rigoureux de la nouvelle notation.

Vous l’aurez compris, si au détour d’un rayon de supermarché, vous tiquez face à ce double étiquetage, vous savez désormais vers lequel vous tourner !

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